UN TISSU INDUSTRIEL JEUNE, ESSENTIELLEMENT TOURNÉ VERS L'AGROALIMENTAIRE

Le tissu industriel est constitué de petites et jeunes entreprises. Parmi elles seulement 207 emploient plus de 50 salariés. Les entreprises de moins de 10 salariés représentent 95 % du parc.
De façon générale, les PMI réunionnaises sont jeunes : leur moyenne d’âge est d’environ dix ans. Leur répartition géographique est équilibrée entre le nord, l’ouest (concentration au Port), et le sud.

Elles sont particulièrement présentes dans le secteur des services.

Le tissu industriel est également en cours de structuration du fait notamment de la diversification des sociétés sucrières qui rassemblent autour d’elles un ensemble de PMI.

Le secteur industriel est composé de trois principaux types d’entreprises

  • les sociétés sucrières, fortement exportatrices, qui constituent l’assise historique du développement industriel local. À la suite de structurations successives, ces sociétés ne sont plus que deux ;
  • les sociétés créées sur le marché de l’import-substitution, essentiellement constituées d’entreprises agroalimentaires s’appuyant sur la production locale (agriculture et élevage) et d’entreprises qui exercent une activité liée à ce secteur (emballage, matières plastiques) ;
  • les sociétés liées à l’activité du bâtiment et des travaux publics. Ce secteur a largement bénéficié, indirectement, des mesures de défiscalisation.

Les autres secteurs, tels que l’imprimerie ou la chimie, restent d’un poids limité.

Le développement de l’activité industrielle tient à l’accroissement de la consommation locale, sous les effets conjugués de la croissance démographique, de la modification du mode de vie, et du développement de la fréquentation touristique de l’île.

Les investissements importants, favorisés notamment par des dispositions fiscales avantageuses, ont accéléré la mutation du tissu industriel. Ces investissements ont été réalisés sans dégrader la structure financière des entreprises. Le taux d’endettement des entreprises réunionnaises est en effet très largement inférieur à celui des entreprises métropolitaines.

Mais les créneaux d’import-substitution ne laissent plus aujourd’hui apparaître que des niches d’activités relativement peu porteuses de développement significatif.
Aussi n’est-il pas étonnant de voir les entreprises se positionner maintenant à l’exportation dans l’optique d’une augmentation des volumes d’affaires.